‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 34 sur 166 · ACTE 11, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE VI

Descendez d'un vol rapide, Légers habitans des airs.

UNE PRÊTRESSE

Quel noir penser vous inquiète?

Ma sœur, ce vase échappe à vos bras languissans...

UNE AUTRF.

Au bruit de nos concerts votre bouche muette S'efforce, mais en vain, d'y mêler ses accens.

LSE AUTRE.

Je songe à Néala; d'une pitié nouvelle Son souv,enir vient attrister mes sens.

Quel trouble s'est emparé d'elle?

CHOEUR

Confiante amitié, que ton charme vaincjueur Prête une voix à ses peines secrètes , Et que la paix qui règne en ces retraites ,

Confiante amitié, rentre enfin dans son cœur.

UNE PRÊTRESSE

Quand un lis virginal penche et se décolore,

Par un ciel brûlant desséché, Sous l'urne qui l'arrose il peut renaître encore ; Mais quand un ver rongeur dans son sein est caché , Quel remède essayer contre un mal qu'on ignore ?

Confiante amitié, que ton charme vainqueur Prête une voix à ses peines secrètes, Et que la paix qui règne en ces retraites ,

Confiante amitié, rentre enfin dans son cœur.

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