‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 38 sur 166 · NÉA.LA · texte numérisé non relu

NÉA.LA

Ils ne me rendront pas nos tranquilles études ,

Nos secrets entretiens, nos douces habitudes.

Je vous quitte à regret, les dieux m'en sont témoins ;

Puissent-ils vous bénir ! Je confie à vos soins

Les plantes que par choix cultivait ma tendresse ,

Les rameaux que mes dons courbaient sous leur richesse,

Les oiseaux familiers qui , nourris dans ces bois ,

Descendaient sur ma trace et venaient à ma voix.

Qu'au lever du soleil ma gazelle chérie

Trouve sur vos genoux l'onde et l'herbe fleurie ;

En souvenir de moi protégez-la toujours;

Mêlez, en lui parlant, mon nom à vos discours.

De ma longue amitié gardez chacune un gage.

( A une prêtresse. )

Toi, ces voiles brillans dont tu vantais l'ouvrage, Mirza, les ornemens que mes bras ont portés... Mais Zaïde, mes sœurs, n'est plus à nos côtés. D'où vient que ses regards sont troublés parla crainte?

ZAÏDE

Voyez, un étranger pénètre en cette enceinte.

NÉALA.

Ce guerrier, dont la bouche lionoro un autre dieu,

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