NÉA.LA
Ils ne me rendront pas nos tranquilles études ,
Nos secrets entretiens, nos douces habitudes.
Je vous quitte à regret, les dieux m'en sont témoins ;
Puissent-ils vous bénir ! Je confie à vos soins
Les plantes que par choix cultivait ma tendresse ,
Les rameaux que mes dons courbaient sous leur richesse,
Les oiseaux familiers qui , nourris dans ces bois ,
Descendaient sur ma trace et venaient à ma voix.
Qu'au lever du soleil ma gazelle chérie
Trouve sur vos genoux l'onde et l'herbe fleurie ;
En souvenir de moi protégez-la toujours;
Mêlez, en lui parlant, mon nom à vos discours.
De ma longue amitié gardez chacune un gage.
( A une prêtresse. )
Toi, ces voiles brillans dont tu vantais l'ouvrage, Mirza, les ornemens que mes bras ont portés... Mais Zaïde, mes sœurs, n'est plus à nos côtés. D'où vient que ses regards sont troublés parla crainte?
ZAÏDE
Voyez, un étranger pénètre en cette enceinte.
NÉALA.
Ce guerrier, dont la bouche lionoro un autre dieu,