‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 57 sur 166 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LES PRÉCÉDÉES, AREBAR, BRAMES portant le feu sacré et les prémices ; deux d'entre eux sont armés de liaches.

AKÉBAR « <îi baut des degrés du temple.

Si quelque audacieux , Retranclié par la loi du cojiimerce des cieux Vient chercher leur courroux jusqu'en ce sanctuaire , Que du profanateur la mort soit le salaire.

(Il descend sur le devant de la scène. )

Flambeaux de nos conseils , prêtres qui m'entendez , Vous , bras du Dieu vivant, vous qui nous défendez , Guerriers ; et vous aussi , dont l'active industrie Fait couler l'abondance au sein de la patrie : Peuple entier, qui présente à la divinité Le simulacre humain de sa triple unité ; Voici l'instant venu qu'une auguste alliance Doit d'un héros pieux couronner la vaillance. Brama dans nos périls suscita ce guerrier, Pour couvrir ses élus comme d'un bouclier : Contre ce jeune bras, vainqueur par nos prières ,

Les chrétiens ont brisé leurs plialanges altières;

Il les a chassés tous , eux et les ennemis

Que les sables voisins dans nos champs ont vomis.

Qu'il soit récompensé par-delà ses mérites :

Les dieux dans leurs bienfaits gardent-ils des limites?

Sur les livres de vie il m'a juré sa foi

De prendre mes conseils pour lumière et pour loi

Peuple , de son serment restez dépositaire.

Mes enfans, approchez : d'un double ministère

Vkébar revêtu pour bénir vos destins,

CiOnune père et pontife étend sur vous ses mains.

( Idamore et Néala sont à genoux , tout le peuple se prosterne.)

CHOEUR

Puisse-t-il d'Akébar prolonger la carrière

Ce noble hymen, dont la solennité Unit la tribu sainte à la tribu guerrière, Et le coiu'age à la beauté !

ARÉBAR. Astre brillant des jours au penchant de ta coiu'se. Et toi du hatit des cicux, d'oti s'écoule ta source (iange, roi de ces bords, divinités des champs, Brama, l'espoir du juste et l'effroi des médians, Assistez à la fête oit ma voix vous convie...

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