SCENE IV
LES PRÉCÉDÉES, EMPSAEL.
EMPSAEL.
Arrêtez... qu'ai-je vu? la force m'est ravie...
AKÉBAR.
Parlez.
EMPSAEL.
Un Paria s'est glissé parmi nous.
AKÉBAR.
Qu'cntends-je?
ALVAR
Mon ami !
IDAMORE
Mon père !
NÉALA.
Mon époux !
AKÉBAR,
Quel est-il ?
EMPSAEL.
Dans les flots qui baignent cette enceinte Pour les libations je plongeais l'urne sainte;
Un vieillard se présente, il s'arrête et pâlit, S'approche , apprend par moi que l'iiymén s'accomplit. Soudain son œil s'égare ; il pousse un cri farouche : Le nom de sa trihu s'échappe de sa houclie. Il se roule à mes pieds. Je recule , en fuyant Loin du contact impur de son bras suppliant. Etendu sur la terre, il la trempait de larmes j Il demandait la mort...
IDAMORE
Eh bien?
JiMPSAEL.
J'étais sans armes.
De liens à ma voix les brames l'ont chargé. Il résistait en vain. Par vous interrogé , Qu'il révèle à l'instant quel noir dessein l'amène , Et qu'au pied de l'autel souillé par son haleine, Sous la hache des dieux tout son sang répandu Rende à nos feux sacrés l'éclat qu'ils ont perdu. Il vient !