ACTE IV, SCÈNE V
Défenseurs de l'état, loin de moi la pensée D'immoler votre chef à ma gloire offensée. Trop pesant pour moi seul , ce droit de le juger M'impose un soin cruel que je veux partager. De vos sages vieillards que le conseil prononce , Et puisse à l'indulgence incliner leur réponse. Décidons aujourd'hui si d'éclatans exploits Placent un révolté hors du pouvoir des lois , Ou doivent sur sa tête appeler un supplice Honteux et solennel, fameux par sa justice, Terrihle, et tel enfin qu'il puisse épouvante!" Quiconque a vu la faute et voudrait l'imiter.
ALVAR , aux guerriers.
A^ous, dont je l'ai connu l'amour et le modèle, N'a-t-il plus dans vos rangs un compagnon fidèle?
ZARÈS
Serez-vous de nos maux d'insensibles témoins?... Quoi ! vous restez muets ?
IDAMORE
Je n'attendais pas moins.
Mais tout ingrats qu'ils sont, tourmentés par ma gloire. Ils en voudraient en vain secouer la mémoire ;
( à Zarès. )
Elle pèse sur eux. Ils vous respecteront. Et pour les contenir mes regards suffiront.
10 f LE PARIA.
Leur crainte survivra : pour leur amour, qu'importe !
11 est juste qu'il meure où ina puissance est morte. Sortons.
ALVAR
Alvar du moins ne vous trahira pas.