ACTE V, SCENE VII
AKÉBAR.
O tendresse! ô devoir! qui des deux écouter?
( Après un moment de silence. )
Je dévoue à l'exil ta tête criminelle...
Va, fuis, l'humanité te rejette loin d'elle;
Fuis, j'attache à tes pas l'abandon et l'effroi;
Je te maudis... mes pleurs s'échappent malgré moi.
WÉALA , à Zaïès.
Il est temps de partir, la nuit vient; et pour guide ,
Mon père, vous n'avez qu'une vierge timide.
On va, si nous tardons, nous chasser des saints lieux.
ZARÈS
Ma fdle !
NÉALA.
Levez-vous.
ZARÈS. Il regarde un moment Néala , qu'il embrasse, puis AkéLar, et s'écrie :
Pontife, il est des dieux!
( Il s'éloigne soutenu par Néala, le peuple se retire pour leur ouvrir uu passage. Akébar, la tète appuyée sur la statue de Brama, reste plongé dans la douleur. )