ACTE m, SCÈNE XI
GRANVILLE , bas avec inteutiou.
Peut-être est-il ici ?
VICTOR
Quoi!
GRANVILLE
Brisons sur ce point; Je prétends vous servir, mais je ne dirai point Commentées chers messieurs sont dans ma dépendance.
VICTOR
Je le comprends ! comptez sur ma reconnaissance.
GRANVILLE
Je mets à ce service une condition.
VICTOR
Laquelle?
GRANVILLE
Je tiens fort à mon opinion :
Blinval est à mon sens un profond politique...
VICTOR
Ce n'est pas mon avis; mais parlez.
GRANVILLE
Je m'explique :
Grâce à lui, dans vos vers j'ai saisi quelques traits. Quelques allusions, et même des portraits...
Enfui...
i:i2 LES COMEDIETNS.
GKANVILLE.
Qui blesseraient plus d'un grand personnage.
VICTOR
Et, si je les retranche, onjoûra mon ouvrage?
GRANVILLE
Sans doute.
VICTOR
En refusant peut-être je suivrai Lin sentiment d'honneur qu'on trouve exagéré. L'excès peut tout gâter, tout, même la sagesse: J'en conviens le premier; mais c'est une faiblesse , C'est une lâcheté dont je me punirais.
D'immoler ma pensée aux plus chers intérêts. Courage! en écrivant mettez-vous à la gêne; Pour ne blesser personne où donc placer la scène? Parlez, comment tromper ces gens à l'œil si fin. Plus méchans mille fois que l'auteur n'est malin , Ces amis obligeans prompts à donner l'alerte? 11 faudrait la placer dans une île déserte.
GRANVILLi:.
Eh! ne peut-on, sincère avec timidité, Pour l'offrir sans péril, farder In vérité?
MCTOR.
Un faiseur (!(î romans, dont la verve est «lacée, [N'ut par de vains détours énerver sa pensée,