‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 128 sur 156 · SCENE IIL · texte numérisé non relu

SCENE IIL

BELROSE, VICTOR.

VICTOR

Pourquoi m'avoir écrit? dites, que me veut-on?

BELROSE.

Si vous vous en doutiez , vous changeriez de ton. L'exorde est un peu brusque.

VICTOR

Il est ce qu'il doit être.

J'ai pris ces lieux en haine, et rougis d'y paraître.

BELROSE.

Et cependant ce soir votre ouvrage est donné.

VICTOR

A ne pas le souffrir je suis déterminé.

BELROSE.

Comprenez-vous le sens de ce que vous me dites ?-

VICTOR

Encor des pourparlers, des débats, des visites ! Je me lasse à la fin.

BELROSE.

Mais vous louchez au but.

VICTOR

Non, j'essuîrais de vous quelque nouveau rebut, Quelque affront.

Eh! pourDieu, souffrez qu'on vous annonce, Que...

VICTOR

J'ai pris mon parti, c'en est fait, j'y renonce.

BELROSE.

C'est de lui maintenant que l'obstacle viendra. Un seul mot !

VICTOR

C'est en vain.

BELROSE.

Ah î comme il vous plaira.

Puisqu'il en est ainsi, monsieur, je me retire. .

VICTOR

Voyons, saurai-je enfin ce que vous voulez dire ?

BELROSE.

Que vous seriez puni si je ne disais rien !

Il faut en convenir, le ciel vous veut du bien ;

Tout le monde à présent sous vos drapeaux s'enrôle ,

Et d'un commun accord redemande son rôle ;

Et cela, s'il vous plaît, par intérêt pour vous.

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