‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 139 sur 156 · GRANVILLE, VICTOR, BELROSE, LUCILE, MADAME BLINVAL, ESTELLE, BERNARD · texte numérisé non relu

GRANVILLE, VICTOR, BELROSE, LUCILE, MADAME BLINVAL, ESTELLE, BERNARD

LUCILE , à Gianville.

Floridore vous quitte, est-il vrai qu'à vos soins Nous devrons le bonheur...?

GRANVILLE

Je l'espère du moins ; Floridore à vos vœux cesse d'être contraire.

Mallieureux ce matin de n'avoir pu vous plaire , En termes assez durs j'ai reçu mon congé ; Je vous gardais rancune, et je me suis vengé.

VICTOR

Ah! ce trait généreux...

GRANVILLE

Dans une loge en face En amateur zélé je cours prendre ma place.

( Il sort. ) ESTELLE , à part.

Milord est loin d'ici, je ne redoute rien.

BELROSE , bas à madame Blinval.

Milord est dans sa loge.

MADAME BLINVAL

Allons, tout ira bien.

Je me sens inspirée.

LUCILE

Et moi, je perds courage.

BERNARD

Moi , j'ai tous mes moyens, et mon jeu sera sage.

( regardant à sa montre. )

Sept heures vont sonner; dans la salle on attend. Est-on prêt ?

VICTOR , dans le plus grand trouble.

Oui, frappez.

( Bernard sort. )

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