‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 148 sur 156 · LES PRÉCÉDENS, ESTELLE · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENS, ESTELLE

ESTELLE, à Victor.

Venez donc , sur mes trois derniers vers Je veux vous consulter...

PEMBROCK.

Ah ! vous voilà , traîtresse !

ESTELLE , tombant dans les bras de Victor.

C'est milord, je me meurs!

VICTOR

Elle tombe en faiblesse !

Ciel ! et mon dénoûment î

PEMBROCK.

Manèges superflus !

VICTOR

A quoi tient un succès!

PEMBROCK, à Estelle.

Vous ne m'y prendrez plus.

ESTELLE, d'une voix éteinte.

Si vous saviez, milord...

VICTOR

De grâce , après la pièce...

PEMBROCR.

Malgré tous vos détours, je vous connais, princesse.

ESTELLE , se relevant avec dignité.

Eh bien ! tout est rompu; mais je ne prétends pas Souffrir de vos fureurs les scandaleux éclats.

PEMBROCK , à Victor.

Quelle audace! ah, monsieur! l'auriez-vousbien pu croire \

VICTOR , à Pembrock.

Elle est capable au moins d'en perdre la mémoire.

PEMBROCK .

Le grand mal !

VICTOR

Tout conspire à me désespérer.

ESTELLE , lisant son rôle.

( à Victor. )

Voilà bien, n'est-ce pas, comme je dois entrer?

VICTOR

A merveille !

Avant tout, perfide, il faut me rendre..,

ESTELLE

Vos lettres? oui , milord.

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