‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 15 sur 156 · D'AQUILA, CHEVALIERS FRANÇAIS, CONJURES · texte numérisé non relu

D'AQUILA, CHEVALIERS FRANÇAIS, CONJURES

MONTFORT

Ne blâmez pas, Gaston, de si nobles loisirs;

Jamais un ciel plus pur n'éclaira nos plaisirs.

Que j'admirais ces bords ! à mon âme attendrie

Combien ils rappelaient une terre chérie !

L'éclat et la beauté de ce climat heureux ,

Ces forêts d'orangers , ces monumens pompeux ,

Et de ce vaste port la vivante opulence ,

Tout retrace à mes yeux les champs de la Provence.

( Aux chevaliers de sa suite. )

Sully, Soissons , Laval , mes amis , mes rivaux , Demain je vous appelle à des combats nouveaux, Byzance nous promet de plus sanglantes fêtes :

40 LES YEPRES SICILIENNES.

Bientôt les jeux guerriers feront place aux conquêtes. Vous, Fondi, d'Aquila, que des plaisirs si doux Soient le lien heureux qui nous enchaîne tous ! Les splendeurs de la cour et sa bruyante ivresse Signalent de vos soins l'ingénieuse adresse ; Vous verrez votre roi demain avec le jour : Que la pompe des jeux célèbre son retour !

(Montfoit fait un sigDe; jls sortent tons, excepté Gaston.)

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