‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 14 sur 156 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AMÉTJE , seule.

De son injuste empire il m'accable d'avance, Il commande en tyran, il m'accuse, il m'offense. Oh! que de notre hymen le joug sera pesant! Dans les soins de Montfort quel respect séduisant ! De ta mort, Conradin, il ne fut pas complice.. . Qu'ai-je dit? Ne crains pas que ton sang s'avilisse; La colère des cieux consumera ta sœur Plus tôt qu'un tel secret s'échappe de son cœur. Au pied de tes autels, 6 mon souverain maître! Rends la force à ce cœur honteux de se connaître. J'y cours: que la vertu m'élève à cet effort De remplir mes sermens, de détromper Montfort! Le faible doit trouver dans ta bonté suprême L'appui que sa raison cherche en vain dans soi-même.

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