‹ Théâtre de C. DelavigneChapitre 154 sur 156 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

LES PRÉcÉDENs, GR ANVILLE , BERNARD.

BERNARD, à Victor.

Ah! que je vous embrasse!

Est-il quelque chagrin qu'un si beau jour n'efface? La poésie, oui-dà, n'est pas un vil métier; C'est un art, mais un art qu'on oe peut trop payer.

GRANVILLE , à Victor, en lui montrant ses mains.

Hem ! vous ai-je servi d'une ardeur sans égale ! Quand, pour le soutenir, j'ameutais la cabale. Je prêtais à l'ouvrage un secours superflu : Que voulez-vous, mon cher! je ne l'avais pas lu.

BERNARD , mettant la main de Lncile dans celle de Victor.

Elle est à toi.

Victor!

VICTOR

Tant de bonheur m'oppresse...

GR AN VILLE

Et moi, qui veux, ma part dans la commune ivresse , De deux cent mille francs je dote les époux.

VICTOR , avec dignité.

Monsieur !

BERNARD

Il a ce droit.

LUCILE , à Granville.

Qui remercîrons-nous ?

GRANVILLE

Demandez à Belrose.

BELROSE.

Un auteur, un confrère.

GRANVILLE

Non pas, non; Floridore est instruit du contraire.

FLORIDORE, s'inclinant.

Monsieur est inspecteur?

Non, consultez Bernard, Il vous dira...

BELROSE, étonné.

Qui diable es-tu donc par hasard?

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