‹ Théâtre de CalderonChapitre 69 sur 96 · BOIT ALTAR · texte numérisé non relu

BOIT ALTAR

U eorrégidor aioii <iae doo Femand de Yalor , parent de don luanllalee, yeulent accommoder TOtreafiGidre ayec lui. Je dois, moi, i^'yopposer. QvtéU soni mes moiifs pour agir ainai? Tea ai beaucoup, et des plus grayeat mais je n'en dois oompte à personne. Enfin» 90 admeUanI même que ce ne soit de ma part qu'un caprice, une ibtaisie , je voudrais savoir ai un cavalier si brave avec les vieillards serait aussi brave avec un jeune bomme ; et à cet effet je Tient vous proposer que l'un de nous tue Vautre.

MKNDOCB.

Vous m'eussiex rendu service de tàe déclarer sur-le-champ le <QJet de votre visite. J'ai cru, au premW inoiiibnt,'quMl s'agissait de quelque cbose d'une toute autre importance , et vous m'avez causé une légère inquiétude. Mais enfin , comme il n'est pas dans mes principes de refuser jamais la partie que vous m'offi-ezy-^avant l'uriTée des négociateurs dont vous parlez, à la démarche'desquels TOUS voulez mettre obstacle, — tirez l'épée.

Je venais pour cela. Vous ne savez pas à quel point il m'importe d'eo finir avec vous au plus tôt.

MBNDOCB.

Eh bien t le champ est libre, commençoni.

OtMlMtfMl.

ISABILLB, à part* Je tombe d'un malheur dans un autre... Voir combattre ensemble son amant et son frère, et ne pouvoir les sépararl

MKNDOCS.

Quelle valeur!

DON ALVAB.

Quelle adresse!

' ISABILLB, à part.

Hélas ! je fais des vœux pour tous les dem ; de chaque côté est ma vie, de chaque côté est mon honneur.

Doo AlTar le heurte contre on bateail et tombe. Inbelle tatM wM ée, tt retient

Mendoee.

DON ALVAR

Ce fauteuil m'a fait, tomber.

ISABSLLB, voilée.

Arrête, don Juan. ( A part,) Mais qu'ai-je fiait? Je n'ai pas été de me contenir.

AIMER APRftS LA MOT)?

Vous auriez dô m'avertir qu'il y avait du monde IH«

Puisque c'était pour vous donner la yie, ne tous plaignex pan \ ee serait moi, au contraire, qui devrais me plaindre, puisque, mU personne vous protégeant, j'ai deux adversaires à la fois... Elle aev tort de vous secourir ; je connais les lois de l'honneur» et votre choU étant l'elTet du hasard, je vous aurais laissé relever.

DON ALVAR

Je suis doublement obligé à cette dame, d'abord pour m'avoii sauvé la vie, et ensuite pour m'avoir rendu ce service avant qa'i me fût offert par vous ; ainsi, ne vous devait rien, mon courage t^ tout prêt à recommencer le combat.

MBNDOCB.

Il ne tient qu'à vous, don Alvar.

ISABKLLB, à paru Que ne puitje appeler du secours I

Ili M btUMlt.

On frappe à la p«ls.

DON ALVAR

On frappe t

MSNDOCI.

Quernire?

DON ALYAR.

Que l'un de nous tue l'autre; le survivant ouvrira.

MENDOCE

C'est bien dit.

ISABELLE

Et moi, je vais ouvrir pour qu'on entre.

MENDOCE

N'ouvrez pas 1

DON ALVAR

N'ouvrez pas !

Isabelle

Entrent LE GORRÉGIDOR et DON FERNAND.

Le Cîorr^dor retient Isabelle qai Teut sortir.

ISABELLE

Cavaliers, ces deux hommes que vous voyez là veulent se tuer.

LE CORRIÉGIDOR.

Restez, madame; puisqu'ils se battent devant vous, c'est voui sans doute, qui êtes la cause de leur combat.

ISABELLE, à paru Hélas! en voulant les sauver je me suis perduel

DON ALVAR

Je ne souffrirai point qu'une dame à qui je dois la vie se troui dans une position fâcheuse; et, d'ailleurs, il me suffira de dire 1

JOURNEE I, SCÈNE lil. 237

fArhi L'imoiir n'était pour rien dans oe doel; eomme parent de dofl inan Malee, j'ai vouln le Tanger.

HBNDOCB.

Cda eit Trai; c'est par hasard <ine cette dame s'est tronyée

diamoi.

Ll OORR^DOE.

route querelle derant cesser par les arrangemens dont nous mmies conTcnns» terminons tout cela sans qu'il y ait de sang Tené; one Tictoire sanglante n'est à désirer pour perMnne. — Vous pOQTa sortir» mesdames.

iSABELLi, à part,

Cot le seul érénement heureux <ini me soit arrivé. •

Elle korl avec Inè*.

DON FBRNAND.

Siigneur don Juan de Mendoce, tos parens et les nôtres souhai- ^t qae tout finisse en famille, et qu'une heureuse alliance mette vo terme à ces diCTérends. Si vous épouses dona Clara, qui est le pbéaix de Grenade...

mifoocB.

Pardon, seigneur don Fernand ; mais je vois beaucoup d'incon- Téoieos à ce que vous proposez. Puisque dona Clara est un phénix, ([D'elle demeure en Arabie ; dans les montagnes de Castille nous o'aTODspas besoin de phénix... Mes parens auraient dû savoirqu'un liomme de ma sorte ne se marie point pour rétablir l'honneur d'au- ' Irai, et qu'il ne convient pas de mêler le sang des Mendoce à celui des Malec, car ces deux noms réunis ne Tont pas bien ensemble.

DON FBRNAND.

Don Juan Malec est nn homme...

HBNDOCB.

Comme vous.

DON FBRNAND.

Oui, sans doute, puisque, comme moi, il descend des anciens rois de Grenade; puisque, comme moi, il n'a pour aneètres que des rois...

HBNDOCB.

Eh bien ! mes aTeux à moi étaient plus que des rois maures, car ils étaient montagnards*.

DON ALYAR.

Tout ce que dira à cet égard le seigneur don Fernand, je le soutiendrai l'épée à la main.

LB CORR^OroOR.

Ici il n'y a plus de magistrat, je redeviens purement cavalier.

* Apcèi la bftUllle de Gvwlalite, «prit la conquête de TBapagne p«r lea Arabes, b )MM aolilaMe espagnole'ie réhigia dans les montagoas des AsUiries, et, sons b eondrila de Pdlage, eommença imm^dtatement roBorre de b ddlWranee. On eonpraad b êÊUéfMpeat la$plrer à Memdoee ne sAmbbbla orti^M*

J'éUie luni^ato Outille avant 4'étre corrégidér a GteMde je dépose le bAton de justice^, et ^ésôrmlm, oà et ^alid toi drez, vous me trouverei à c^té de doo Juan.

UN oomsTiQni* Voilà du monde qui entre.

LB OORRliGIIXMU

Contenona-Doot... le reprends mes fondions. Don Juai meurek Id prisonnier. ....

Je TOUS obéirai en tout.

• LB GORRiÎGiDoa, d don Fêimand et à don Alvar.

Voua deux, vous pouvez vous retirer. < ^

MBNDOCB.

Et si vous %vez à demander quek[ue aatisfaction...

' tB corrAgidor.

Vous nous trouverez, ddh lùàn et to6i...

iUNDOCB.

A l'endroit indiqué par vous...

LB GOBlufelDOIU

Avee seuleinent la eape et l'épée.

Il M»t «^rto llnd( D(Hf FBRKAlfD.

Et mon honneur peut supporter tantd'faisokneel

DON ALYAE.

Et mon eourage souffrirait eette insulte!

DON FBRNAND.

C'est parce que je suis devenu chrétien qu'on m'outrage ai

DON ALtAH.

C'est parce que nous avons embrassé leur loi que le pouv nous protège plus !

DON FBBNAND.

Vive Dieul je ne serais qu'un lAche si je laissais impuni c front!

DON ALYAIU

Vive Dieu t je serais un infirme si je ne cherchais à me yeii{

DON FBRNAND.

Que le ciel m'offre l'occasion...

DON ALVAB.

Que le sort me soit favorable*..

DON VBRNAND.

S'il ne m'est pas contraire...

DON ALTAÏ

911 dtijpie répondre à mes

KHIRNÉE II, SCÈNE I.

DON FERIf AND.

h matjterù bientAi à l'Espagne ce que c'est que le bras des

Yalor.

DON ALYAR.

le feni en sorte que l'Espagne pleure l'épëe des Tnzani.

DON FBRNÀND.

Vou m'ayei entendu?

DON ALYAR.

h pense comme tous.

DON FBRNAIID.

MainteDant que la langue se taise, le bras seul doit parler.

DON ALYAR.

Uwka est piéi comme le YÔtre.

JOURNÉE DEUXIÈME

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