MM CAIL
(n'est-ce donc?
mm JOAN.
nfiuitque voua reitiei ici quelques joun de pliii. D y Ta de non npoi, de ma vie.
Abio!
Seif^eor-T
DOirCÂBLM.
Quand les dievaui viendront, ta les lenverrafl. (FoMo forf.) Voue îoyez, don Juan, que vos déiin sont dei ordrei pour mot Qu'y •441 de nouveau? *•
mm nu*.
Noos sommée aesb?
Oui. :
DON lUAH. )
VeoiUei fermer cette porte.
DOlf CABLOe.
La voilà fermée. — Eh bien ! qu'est-ce donc?
DON lUAN.
Cest, mon cher Carlos, un si grand malheur, unes! grande peine, qne je ne la confierais qu'à vous seul au monde; à vous, mon ami, dont l'àme est la moitié de la mienne ; à vous, mon parent issu du même sang que moi. Yoyei comme, d'un jour à l'autre, tout change irec la roue de l'inconstante fortune. Hier, dans vos ciiagrins,;rous Tintes réclamer mon aide; aujourd'hui, c'est moi qui viens réclamer la vôtre. — Ah! quelle pitoyable infortune que la mienne, puisqu'elle se bâte ainsi de réclamer ce qu'on lui doit l
DON CARLOS
0o'esl4l donc arriré depuis hier au soir qui tqqa iSX Vnk^^ V eepaiatt
I LE MRS ITEST PAS T0DIOOBS CERTAIN.
MIT lUAH.
ffiv TMi TMdfli de sortir... toos n'aTiei i»u tonlo |»u8«r U nuit ■•i, H j« D'tvait |»u cm de?oir vous prctier... Yout an«i ësalemeBl rdM Toffre que je tous faisait de tous tecom^gnei. Bref, tpris ¥otfe déptrt, Toulant me retirer, j'ayab eiamioé loutei les portes de •• saisoD» |»ar Teffet d'une Tieille habitude el sauf tYoir aucun soupçon ; je Teùais de rentrer dans ma ehambre» et agît(| par les éfénemens de la journée, je ne poutais m'endormir : toute ioffle dlfliiglnations se présentaient à moi, et à peine fennais-je les ymoi q[M le SMSMeH aussitdt s'enfbjait. l'étais depuis quelque tèi^ dans eet eut, lorsque, -^ je fréods de le dire, — j'enteodf ouTrIr une fenêtre d'une pièce qui donne sur la rue. Pensant d'abord que c'était quelque servante de la maison qui voulait causer, j'entr^ouvrissans bruit ma fenêtre pour voir qui c'était. Je me proposais, si j'entendab quelque chose qui ^le la flt distinguer, de remédier au mal mus faire aucun éclat. Personne n'était dans la rue, et, désabusé, chassant au loin mes vains soupçons, je me igurais d^jà que le bruit que j'avais entendu, c'éuit le vent qui l'avait occasionné. Mais avec quelle facilité s'évanouit l'espoir du bien qu'on Imagine l Au même instant je vis un homme qui descendait par le balcon. Je eourus me saisir d'une arquebuse. Mais à petoe 4e retour à U fenêtre, j'aperçus eet homme et un autre qui disparaissaient au détour de U ne. En même tempe on referiiM^ la fenêtre, aln, sans doule^ qu'il ne me restât point cette vaine consolation que ce pouvait être des voleurs ; et je dus être bien CAuvaineu que la personne qui refermait la croisée était la complice de ceux qui avdent fui. Je voulus m'élancer après eux ; mais je reoopnus bientôt que cela ne me servirait à rien 1 ils couraient de toutes leurs forces, et avaient de l'avance sur moi. Il ne me restait donc plus qu'à tâcher de savoir laquelle des femmes de la maison serait éveillée et debout à cette heure indue; pour cela j'ouvris k porte de mon appartement. Mais, par malheur, celui de ma sœur était fermé. Je n'avais doue plus rien à faire ; car en frappant, toutes les femmes se seraient émues à la fois ; j'aurais pu soupçonner la plus innocente, et la coupable se aérait mise pour une autre fois sur ses gardes. Il n'est pas de plus grande imprudence à un homme offensé que de révéler l'outrage qu'il a reçu lorsqu'il n''est pas en état d'en titer satisfaction. Aussi je ne changerai rien dans itaa maison, ni dans ma manière d'être ; on me verra tel qu'on m'a vu jusqu'à présent ; et je saurai dissimuler ines inquiétudes et mes soupçons. Mais pour à%* teindre mon but, il me faudrait un ami sùf qui pût veiller ait dehors si je suis chez moi; ou chez moi, si Je viens à sortir. Puitf donc que je suis forcé de me confier à un autre, à qui pourrais-jéT mieux m'adresser qu'à vous, qui, comiAe je le disais, êtes la moitié démon âme, et qui en qualité d'ami et de parent devez prendre iéMi départ à ce qui m'arrirei Veuillez écouler mou ^to^ V«
JOURNÉE n, SCÊNl 1. tl
dam mon appartement un cabinet dans lequel il n'y a que des lirres et de vieux papiers, et où jamais n'entre aucun domestique. —Si TOUS voulez bien vous y cacher... {On frappe.) Mais n'entendsje pas frapper?
noir CARLOS.
Attendez. — Qui va là?
FABio, du dehors.
C'est moi, sei^eur, ouvrez vite.
DOIT CARLOS, ouvront.
Pourquoi frappes-tu, lorsque tu vois que je m'étais enfermé?
FABio, entrant.
C'est qu'il y a du nouveau, et il faut que vous le sachiez tout de
suite.
DOlf CARLOS.
Qu*est-ce donc?
FABIO
Comme je vous attendtis à la porte, j'ai va arriver en habits de voyage le pdre de Léonor, qui venait demander si Ton pouvait le
loger.
DON CARLOS
Que dis-tu?
FABIO
Ce que j'ai vu. Vous sentez bien que je ne pouvais pas tarder à TOUS apprendre cela ; d'tutant qu'on lui a répondu qu'on avait un appartement à lui donner, et qu'on l'a placé là, à côté, d'où il vous Terra, si vous sortez.
DON CARLOS
Mon malheur est au comble l U vient sans doute à Valence pour ne poursuivre ainsi que Léonor.
DON JUAN
Vous connalt-il?
DON CARLOS
Certainement.
DON njAN, à Fabio,
Épie donc le moment où don Carlos pourra sortir sans être vu, et averti»Hious aussitôt.
FABIO
Le moment, je crois, serait favorable; car il fiaii d'entrer dans b diambre qu'oit lui * donnée.
DON lUAN.
Eh bien 1 eommençona par sortir d'ici, et puis nous vertonc e« que nous avons à faire.
DCHfCAmLOt.
SortooÊ âu plus tôt, cher don iuaiu
DON JUAN
Veaei dwi moi. C'est mainteDant votre avantage autant que le Mien, que vous loyei caclië dans ma maison. ^
DON CUUjOS.
Que depeiiief !
BON lUAN.
Que d*eiinais !
DOlf CARLOS.
Ah ! LéoDor, combien tu me coûtes !
lis lorieDU