CI.OTAI.nO
Votre armée, de toutes parts vaincue, fuit au loin en désordre.
ASTOLFE
Et les traîtres sont maîtres du champ de bataille.
le noi.
Dans les luttes de ce genre, ce sont les vainqueurs qui onl le droit pour eux, et les traîtres, ce sont les vaincus. Fuyons don*, Clotaldo, fuyons le traitement cruel que nous réserve un fils inhumain.
On entend une décharge d'armes à feu, Clairon tombe bl CLAIRON.
Que le ciel me soit en aide!
ASTOLFE
Quel est ce malheureux soldat qui vient de tomber tout sanglant à DOS pieds?
CLAIRON
le ^uis un pauvre malheureux qui, pour avoir voulu me préserver de la mort, suis allé la chercher; je la fuyais et elle m'a atteint, car il n'y a pas d'endroit où elle ne pénètre; d'où il se peuteoni lure que plus on veut éviter ses coups, plus on s'expose à les rccevoir. Aussi, retournez, retournez au combat; on est plus en sûreté BU milieu du feu et des armes que derrière la plus haute montagne, puisque le destin est si puissant et si irrésistible qu'il se fait partout u h chemin. C'est pourquoi, vainement vous espérez par la fuite \ni]s soustraire à la mort. Songez-y bien, vous mourrez si Dieu a décidé que vous devez mourir.
Il lombe hors de la scène.