‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 154 sur 156 · I I ROI · texte numérisé non relu

I I ROI

Songez-y bien, vous mourrez si Dieu a décidé que vous devez mourir!... Hélas! 6 ciel! comme il établit bien l'ignorance et la faiblesse de l'homme, ce cadavre qui parle ainsi par la bouche d'une blessure dont le sang qui s'en échappe, comme un I plein

d'éloquence, nous enseigne si bien que toutes les dispositions de l'homme sont impuissante! contre une force et une volonté supérieure. En effet, moi qui voulais épargner d'affreux désastres à mon ne l'ai-je pas moi-même remis aux mains de ceux dont je le voulais délivrer?

CLOTALOO.

Bien que la destinée connaisse tous les chemins, seigneur, et qu'elle trouve derrière les plus épais rochers celui qu'elle cherche, il n'est pas chrétien de dire qu'on ne peut pas se préserver de sa ri-

gueur. On le peut, croyez-moi, et l'homme sage triomphe souvent de la destinée. Si doue vous n'avez pas ici toute la sécurité" nécessaire, faites tout ce qu'il fa it pour vous sauver.

ASTOLFE

Sire, Clotaldo vous parle tout à la fois avec la prudence de l'âge mûr et avec la résolution de la jeunesse. Dans le bois épais qui couvre cette partie de la montagne, est un cheval plus rapide que le vent; montez-le et fuyez; moi, pendant ce temps, je protégerai votre fuite.

LE ROI

Si Dieu a décidé que je devais mourir aujourd'hui, et si la mort me cherche, je veux l'attendre ici et la voir face à face.

On sonne l'alarme, et entre SIGISMOND, à la tète de ses troupes.

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