‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 28 sur 156 · I.F.I.IO · texte numérisé non relu

I.F.I.IO

V oi- .!•.,/ raison, mon cher maître; mais, d'autre part, je considère que la nuit s'avance ; que si nous arrivons trop tard a la maison, tout le monde sera couché, et qu'il n'y aura pas moyen de vous donner les soins nécessaires.

FABIO

l'rès-bien, très- bien, Lelio. Tu as autant de prévoyance que d'atfcil'iiement.— Va donc détacher la jument, et partons. Toutefois, j'ai une espèce de pressentiment qui me dit que je ne devrais pas être si pressé de rentrer à la maison... J'ai peur d'effrayer Laura. Elle m'aime tant, la pauvre enfant, que je ne sais pas trop comment elle supportera de me voir revenir ainsi équipé.

LELIO

Je ne doute pas non plus qu'elle n'en éprouve un vif chagrin ; ma maîtresse vous est si dévouée!

Je suis sûr, Lelio, qu'elle est déjà couchée à cette heure.

LELIO

Certainement, monseigneur.

FABIO

Il m'en coûte beaucoup d'avoir à la réveiller; mais il n'y a pas moyen de faire autrement... Puis nous prendrons des précautions... Je frapperai à la principale porte. Comme c'est la plus éloignée de son appartement, il se pourra qu'elle n'entende pas de bruit.

LELIO

Occupez-vous d'abord de votre santé, monseigneur; c'est à quoi ma maîtresse tient le plus.

FABIO

Tu ne dois pas t'étonner, Lelio, ou tu dois t'étonner moins qu'un autre, que je sois aussi bon ménager de son repos. Tu connais ma tendresse pour elle. Je suis, avec mes cheveux blancs, amoureux de sa sagesse comme tous nos jeunes gens le sont de sa beauté. — Partons, Lelio.

Fabio et Lelio sortent.

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