‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 29 sur 156 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Une rue d'Ocana, la nuit.

Entrent LISARDO et DON FÉLIX.

DON FÉLIX

En vérité, votre aventure m'a fort réjoui Je n'en connais pas de plus curieuse.

LISARDO.

Voilà l'essentiel, don Félix. J'ai passé sous silence mille petits détails, de peur de vous ennuyer. — Et maintenant, adieu. On m'attend; c'est l'heure.

Un moment, s'il vous plaît. Vous me dites que vous allez voir une dame dans la maison de laquelle vous avez été déjà en péril, et vous me dites de vous laisser! ce sont deux choses qui ne vont pas ensemble, mon cher. Je ne suis Das de ces amis qui se contentent du

\n\r commode de confident. Ce n'est pas par des paroles, selon moi, c esl par des actes que l'amitié se prouve... Allez à vos amours, a la bonne heure; mais souffrez que moi, pendant ce temps, je me tienne en sentinelle dans la rue jusqu'au jour.

LISARDO.

Ce serait mal à moi, don Félix, de me refuser à ce témoignage d'amitié.

Entre CALABAZAS; il fait les mines d'un homme qui cherche à voir sans

êlre vu.

CALABAZAS, à part.

Si je pouvais voir ce qu'ils disent comme je vois où ils vont, je verrais en môme temps et où ils vont et ce qu'ils disent. — Appiochons.

LISARDO.

N'avez-vous rien entendu?

DON FÉLIX

C'est un homme, si je ne me trompe, qui s'en vient derrière nous.

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