‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 67 sur 156 · M F. NT, A · texte numérisé non relu

M F. NT, A

Je croyais que tu voulais la laisser dans le fossx.

Je ne pourrai pas moi tout seul.

menga.

Je vais tirer par la queue : toi, tire par les oreilles.

GIL

Le mieux serait de faire comme on fit dernièrement avec un carrosse qui s'était embourbé à la cour 1. Ce carrosse, que Dieu bénisse! traîné par deux méchantes rosses, avait l'air d'un pauvre carrosse honteux, et, par suite de la malédiction paternelle, il allait tristement, non pas de porte en porte, mais se balançant de droite et de gauche embourbé dans un ruisseau. Le cavalier priait, le cocher fouettait, et tons deux, moitié de gré, moitié de force, tâchaient de se tirer de là. Mais ils avaient beau faire; mon carrosse ne bougeait pas. A la fin, voyant que tout avait été inutile, ils mirent devant le carrosse une mesure d'orge; et aussitôt les chevaux, pour manger, tirèrent de telle façon, qu'ils furent bientôt hors du fossé. Nous pouvons faire de même.

MENGA.

Tous tes contes ne valent pas un maravédis2.

C'est que , Menga , je souffre de voir un animal affamé là où il y

a des animaux rassasiés.

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