SCÈNE III
Une chambre.
Entrent FAB10 et LAURA.
FAEIO.
Qu'as-tu donc, ma chère fille?... Depuis quelques jours tu ne fais que soupirer et pleurer. D'où te vient ce chagrin?
LAURA
Je l'ignore, seigneur. — Si je connaissais la cause de mon mal, il nie serait plus facile d'y remédier; mais j'en vois les effets, sans en connaître la cause... C'est une sorte de mélancolie qui m'est venueje crois, sans sujet, sans motif.
FABIO
Je ne sais que te dire, mon enfant. Soigne-toi, prends garde...
Je suis obligé de sortir un moment, et je te quitte ù regret... Allons,
lu- sois pas si triste; autrement j'en mourrai.