‹ Théâtre de campagne: 1-9 sʹerChapitre 10 sur 70 · LE FOU RIRE · texte numérisé non relu

LE FOU RIRE

L'autre matin , courbant la tête Sous le poids des déceptions , Un monsieur me dit sa défaite Aux dernières élections.

Dans sa commune tout entière Rien que deux voix — maigre régal :

La sienne et celle de son frère...

J'ai ri ! j'ai ri !... C'était très mal.

Enfin... vous n'allez pas me croire, Lorsque rien n'est plus vrai, pourtant!

L'autre soir... — si drôle est l'histoire Que je rougis en la contant...

Papa, qui se creuse la tête, Cet hiver, pour me marier, Me dit de me mettre en toilette D'un petit air tout singulier.

Devant cet air énigmatique Je doutais... doutes superflus !

<c Cocher, à l'Opéra-Comique ! »

Dit papa. Je ne doutai plus.

En effet , pendant un entr'acte , Par hasard , sans le moindre apprêt , Un jeune homme — tenue exacte, Gants blancs, habit noir — apparaît.

Par hasard on me le présente :

Par hasard on le fait asseoir :

byGOOÇ

tente

îresse...

tout point ! »

— « Quelle jeunesse !

lit point ! »

► — « Pour moi, j'admire e goût... »

— Maudit fou rire !

i coup !

Ah ! ah ! » — t Je pense iez mieux Ah ! ah ! » — « Silence I »

iélicate...

inouï... »

j'e'clate bahi.

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t de peine !

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