SCÈNE SIXIÈ
ÉLODIE, THÉRÈSE (à la po
THÉRÈSE, à mi-v<
Ma chère... c'est un véritable er senter devant vous... Chut! mén
LA MARQUISE DE CRAC. l6l
Mais c'est effrayant, ce silence, cette immobilité rigide... Monsieur!.,. Ah! mon Dieu!... Est-ce que l'anxiété, l'émotion, la douleur... la joie?... il est évanoui... sans doute. . . Oh ! . . . parlez-moi , monsieur ! . . . j'ai peur!... On n'entend parler que de cœurs brisés soudain, dans les faits divers... Grand Dieu ! serait-il ?... Ah ! le pauvre enfant!... J'ai tué mon fiancé !
THÉRÈSE, feignant de rêver.
Élodie !
(Elle laisse tomber négligemment sa main sur le bras du fauteuil.)
ÉLODIE
Il n'est pas mort !... merci, mon Dieu !... Il dort. . . Il dit mon nom en songe... Cher être ! (Elle lui prend la main.) Monsieur remettez- vous. .. Revenez à la vie. . . Je vous en conjure !... Ne craignez plus rien, car vous êtes... aimé tendrement. . .
THERESE, se redressant sur ses pieds.
Est-ce bien vrai cette fois ? (Elle ôte ses favoris et jette son chapeau.)
ÉLODIE Ah ! — Thérèse !
THÉRÈSE
Pour vous servir, ma belle !
ÉLODIE, furieuse, et remettant en hâte son chapeau. J'aurais dû m'en douter... Je ne vous reverrai jamais de ma vie. Adieu !... Vous êtes une méchante femme ! {Elle se sauve.)