SCÈNE PREMIÈRE
BERTHE. Elle entre précipitamment, tenant un rempli de laines ; elle le pose sur un fauteuil pr referme vivement
Justine, appelez le valet de pied, en chercher des pièges, retournez le salo chambre, mais il me la faut, morte ou vv ques pas, puis retourne à la porte.) !
sonne n'entr'ouvre cette porte, vous er rester ici huit jours sans manger ni bo qu'à s'y introduire : j'en deviendrais fo sur le canapé.) Comprend-on cela ? Une chez moi, dans une maison neuve ! Me vouloir demeurer qu'en ballon ! J'étais ] tranquillement assise, faisant ma tapiss les pieds un peu froids, je veux les mett celière. Horreur ! Une affreuse petite se
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LA SOURIS. 3 y
UNE VOIX
Non madame : c'est un monsieur qui veut absolument parler à madame.
BERTHE
Il ne manquait plus que ça ! (A part.) M. d'Albinos, sans doute.
UNE VOIX
Voilà sa carte, Madame. (Bruit de serrure.) BERTHE, courant vers la porte.
N'ouvrez pas, Baptiste, n'ouvrez pas! Faites-la moi passer sous la porte. (Elle prend la carte.) C'est bien lui ! Comment faire ? Je ne puis cependant pas le congédier sans le recevoir : c'est moi qui ai fixé le rendez-vous et il vient exprès de Carpentras. . . Puis quelqu'un près de moi me rassurerait. Sa conversation me ferait oublier... Oh ! quelle idée ! Baptiste, dites à ce monsieur «que la serrure de ce petit salon est dérangée, qu'on est allé chercher un serrurier et demandez-lui, pour ne pas trop le faire attendre, s'il veut faire le tour par le jardin et entrer... par la fenêtre. S'il accepte, vous le suivrez avec la petite échelle de l'office. (A part.) De cette façon je suis bien sûre que la souris ne s'introduira pas !
UNE VOIX Bien, madame.
BERTHE, revenant à la cheminée.
Voyons, il s'agit de remettre un peu d'ordre dans ma coiffure. (Elle s'arrange.) Car je ne mets pas en doute
1 M. d'Albinos n'accepte d'escalader ma
Madame.