SCÈNE SEPTIÈME
LES MÊMES, moins LOUISETTE.
ROSA CARMEN, appelant.
Monsieur le vicomte ?... monsieur le vicomte !... Iraston!... Gaston !...
FRANÇOIS, s'éveillant en sursaut.
Garçon? On appelle le garçon?
ROSA CARMEN
Vous souffrez? (Elle lui apporte un verre d'eau 5«crée.) Où?
FRANÇOIS
Là! (Il met la main sur son estomac.) (A part.} Je crève de faim.
ROSA CARMEN
Le cœur... le cœur !... Je connais à pre'sent ces souffrances-là. {A François.) Vous étiez évanoui?
FRANÇOIS, étonné.
Évanoui, moi? Non, madame, je dormais : même que je rêvais de mon pays, du Cantal, d'Aurillac : les poules, les canards.. Coin... coin... coin...
ROSA CARMEN
Assez !...oGaston, ouvrez-moi votre cœur!... Cessons
cette comédie, vous vous êtes trahi, et je suis prête à
entendre vos confidences... Parlez, Gaston, mais parlez
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vite... je vous e'coute ! (Elle va s'assurer que personne ne peut être témoin des confidences,)
FRANÇOIS, à part.
Elle m'appelle Gaston, vicomte, elle me supplie... Ah ! j'y suis, elle est folle ! (// se sauve derrière le canapé.) On prévient les gens quand on les envoie dans une maison de fous... Si le placeur m'avait averti, j'aurais réfléchi.
ROSA CARMEN, à part.
L'émotion lui coupe la parole. (Haut.) Par pitié...
FRANÇOIS, à part.
Heureusement, sa folie n'est pas furieuse!
ROSA CARMENi suppliante.
Gaston!...
FRANÇOIS, à part.
Comment n'y ai-je pas songé plus tôt ?... C'est de la jtolie amoureuse ! Flattons sa manie ! (// se jette à ses pieds.)
ROSA CARMEN Ah! Gaston!
FRANÇOIS, avec force.
Puisqu'il faut l'avouer... Je vous aime... Je,.«
ROSA CARMEN
Enûn !.é*
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