‹ Théâtre de CampistronChapitre 103 sur 302 · ACTE V, SCENE VI. ît · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VI. ît

Et Julie aujourd'hui doit être sa conquête; Vous savez pour cela ce que nous avons fait ; Prenez part au bonheur d'un ami si parfait. Mais dans le même temps éyitez ma présence : Ne me voyez jamais.

éraste.

O Ciel ! quelle défense î

CÉLIE

J'ai de fortes raisons pour vous le demander : Vous me connaissez trop pour ne pas l'accorder..

(à lyorante. ) Achevons leur hymen , et partons.

DORAÎÎTE.

Non , madame.

Je me sens pénétré jusques au fond de Tame; J'admire la vertu que vous me faites voir , Et croirais faire un crime , osant m'en prévaloir. Demeurez à Paris , vivez à l'ordinaire...

CÉLIE

Je mourrais mille fois avant que de le faire.

Je rends grâces au Ciel de m'avoir en ce jour

Montré par vos transports jusqu'où va votre amour.

Cet amour fait lui seul le bonheur où j'aspire :

Je veux le ménager, quoi que vous puissiez dire ;

Et , me cachant au monde au moins pour quelque

temps , Vous prouver qu'avec vous tous mes vœux sont contens. Puisqu'aujourd'hui j'aurai Clitandre pour beau-frère. Je partirai demain ^ rien ne m'en peut distraire. Mon devoir m'en prescrit l'indispensable loi; Et puisque vous m'aimez , vous viendrez avec moi.

JUSTINE

Elle est jeune , elle est belle et sage! Ah ! quelle femme ! Quel sens , quelle droiture , et quelle grandeur d'ameî Exemple , dans ce siècle , et bien rare et bien beau ! Elle va s'enfermer dans le fond d'un château...

( au Parterre. ) Si vous voulez savoir quelle est votre compagne , Messieurs , proposez-lui de vivre à la campagne.

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