ORONTE, MADAME GUILLEMOT, JASMIN
MADAME GUILLEMOT
Est-ce vous qui faites le Mercure , ^lonsieur ?
OROISTE.
Oui, madame.
MADAME GUILLEMOT
Oui? l'aveu m'en semble bon.
orontî;- En avez-vous besoin , madame ?
MADAME GTTILLEMOT.
Qui , moi? Non.
A moins d'être d'un goût insipide et malade , !V'ut-on s'accommoder d'une chose si fade ?
OF.OKTE.
Ah I ail ! voici crun style un peu rude.
MADAME GUILLEMOT
Pour vous.
Quelque rude qu'il soit , il est encor trop doux.
OROXTE.
Je crois qu'avec raison vous êtes en colère ; Mais je ne sais par où ^e vous ai pu déplaire. Je m'examine en yain , et vous m'embarrassez.
MADAME PUILLEMOT.
Il vous en dit assez.
ORONTE
jS^on, je TOUS le confesse.
MADAME CriLLEMOT.
O Ciel ! que vous avez l'intelligence épaisse ! Puisqu'il faut avec vous ne rien dissimuler , On dit que c'est de moi dont vous voulez parler , Quand certaine bourgeoise, à qui la mode est douce , Pour être en cramoisi , fît défaire une housse.
OROSTE.
De vous ?
MADAME GTILLEMOT.
J'en défis une, et je ne m'en cache pas. J'avais un lit fort ample et d'un beau taffetas : A force d'être large , il e'tait incommode , Et le tapissier Bon le remit à la mode. Par les soins que je pris, j'eus de reste un rideau ; Le cramoisi régnant, j'en ils faire un mant:;au : Voilà la vérité comme elle est dans sa source • Et non qtie mon mari m'ait refusé sa bourse. Pour le mot do bourgeoise , un peu trop répété , Les bourgeois do ma sorte ont de la qualité. Quand vous voudrez écrire ajustez mieux vos conte- . Et sachez que je suis auditrice des comptes.
OROME.
Quand je fis cet article , il le faut avouer.
Mon unique dessein était de me jouer :
Je ne présumais pas, en coniant ce^^te fabie ,