ACTE I, SCÈ^E VIII. i
3îais ce feu malheureux , que je ne puis clciudre ,
Peut-cire plus long-temps ne pourrait se coutraiudre.
Je ne i)uis voir mon père avec tranquillil;-
Possesseur d'un tre'sor que j'a^ aïs mérite :
Il m'a tait trop de maux en m'enlevant Irène !
11 s'clève en mon cœur des scntimens de haine
Que toute ma vertu ne saurait e'touffer ;
Ce n'est qu'en m'e'loignant que j'en puis triompher.
Je sais tous les égards que je dois à'iuon père ,
Et le ciel m'est témoin comme je le révère :
Je voudrais faire plus; mais il m'a tout ôté :
Son choix... N'en parlons plus... Je suis trop agite •:
Je ne me connais plus, et je me crains moi-même.
Je suis jeune, jaloux; j'ai perdu ce qv.e j'aime :
Fuyons ; n'exjjosons point ma tremblante vertu
Au remords éternel d'avoir mal combattu.