‹ Théâtre de CampistronChapitre 12 sur 302 · ACTE I, SCÈ^E VIII. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈ^E VIII. i

3îais ce feu malheureux , que je ne puis clciudre ,

Peut-cire plus long-temps ne pourrait se coutraiudre.

Je ne i)uis voir mon père avec tranquillil;-

Possesseur d'un tre'sor que j'a^ aïs mérite :

Il m'a tait trop de maux en m'enlevant Irène !

11 s'clève en mon cœur des scntimens de haine

Que toute ma vertu ne saurait e'touffer ;

Ce n'est qu'en m'e'loignant que j'en puis triompher.

Je sais tous les égards que je dois à'iuon père ,

Et le ciel m'est témoin comme je le révère :

Je voudrais faire plus; mais il m'a tout ôté :

Son choix... N'en parlons plus... Je suis trop agite •:

Je ne me connais plus, et je me crains moi-même.

Je suis jeune, jaloux; j'ai perdu ce qv.e j'aime :

Fuyons ; n'exjjosons point ma tremblante vertu

Au remords éternel d'avoir mal combattu.

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