‹ Théâtre de CampistronChapitre 126 sur 302 · BOX'FACE · texte numérisé non relu

BOX'FACE

Oui, monsieur.

ORONTE

Parlez vite , De grâce.

BONIFACE

J'aime mieux diiïérer ma visite , Que d'avoir le malheur de vous être importun , Et de ne choisir pas un moment opportun. ORONTE , à iVI.de Boisluisant.

Monsieur, vous voulez bien me donner la licence...

M. DE BOISLUISANT

\ous m'obligerez.

oRoNTE , a Boniface.

Qu'est-ce ?

BONIFACE

Un avis d'importance , Qui doit enjoliver votre Mercure.

ORONTE

Eh bien I Dites-moi ce que c'est.

BOPfIFACE.

Ce que c'est ? C'est un bien , Mais d'une utilité si grande, si féconde , Qu'on vous en saura gré jusque dans l'antie monde. C'est un bien , grtice au ciel et grâce à mes efforts , Honorable aux vivans et plus encore aux morts.

ORONTE

IVe perdons point de temps, monsieuT- que faut-il faire? Parlez.

BOMFACE.

Monsieur Blagear , dont je suis le confrère , M'avait promis , monsieur , de vous faire un récit Du dessein qui m'amène.

ORONTE

Il ne m'en a rien dit.

BOMFACE.

Qu'il doit être content d'avoir votre pratique ! On ne déserte point son heureuse boutique :

Page 1