BOX'FACE
Oui, monsieur.
ORONTE
Parlez vite , De grâce.
BONIFACE
J'aime mieux diiïérer ma visite , Que d'avoir le malheur de vous être importun , Et de ne choisir pas un moment opportun. ORONTE , à iVI.de Boisluisant.
Monsieur, vous voulez bien me donner la licence...
M. DE BOISLUISANT
\ous m'obligerez.
oRoNTE , a Boniface.
Qu'est-ce ?
BONIFACE
Un avis d'importance , Qui doit enjoliver votre Mercure.
ORONTE
Eh bien I Dites-moi ce que c'est.
BOPfIFACE.
Ce que c'est ? C'est un bien , Mais d'une utilité si grande, si féconde , Qu'on vous en saura gré jusque dans l'antie monde. C'est un bien , grtice au ciel et grâce à mes efforts , Honorable aux vivans et plus encore aux morts.
ORONTE
IVe perdons point de temps, monsieuT- que faut-il faire? Parlez.
BOMFACE.
Monsieur Blagear , dont je suis le confrère , M'avait promis , monsieur , de vous faire un récit Du dessein qui m'amène.
ORONTE
Il ne m'en a rien dit.
BOMFACE.
Qu'il doit être content d'avoir votre pratique ! On ne déserte point son heureuse boutique :