‹ Théâtre de CampistronChapitre 152 sur 302 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

C'est moi-

ORIANE

Et par bonnes raisons je m'en vais vous l'apprendre. ( A peine l'une donne-t-elle le temps a Vautre de parler. )

ÉLISE

Et pour en être instruit vous n'avez qu'à m'entendra.

OEIAîîE.

C'est moi qui la première ai forme' ce dessein...

ÉLISE

J'ai pour les grands parleurs conçu tant de de'dain...

ORIANE

De captiver ma langue et d'être distinguée.

ÉLISE

Que du moindre discours j'ai l'âme fatiguée. ( Elles parlent toutes deux ensemble. )

ORIAAE.

{fréquente , on admire ÉLISE, regarde , on devine

ORONTE

Vous taisez-vous souvent de cette force-là ?

Tout franc , je ne vois goutte en toutes vos manières.

ORIANE

Je ne vous croyais pas de si courtes 1

ÉLISE. > lumièies^.

C'est pour un grand génie avoir peu de *

> eeîa.

m LE MERCURE GALANT.

OBIAXE.

Pour juger qui de nous était digne du \

ÉLISE. \prix.

Vous ne deviez pas craindre en me donnant le )

ORIAXE.

Je ne sais que vous seul qui pût s' \

ÉLISE. V être me'pris.

Que Ton vous soupçonnât de vous j

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