‹ Théâtre de CampistronChapitre 18 sur 302 · ACTE ÎI, SCÈNE IV. al · texte numérisé non relu

ACTE ÎI, SCÈNE IV. al

Que vous aurez toujours ma plus parfaite estime ; Que pour vous applaudir, poar louer vos exploits. Je joindrai mon suffrage à la commune voix • Que pour tous mes plaisirs, le seul que j'imagine. C'est de voir les hauts faits où le ciel vous destine. Et , de votre grand nom cent monarques jaloux , Justifier le choix que j'avais fait devons. Après cela partez ; à votre exil iidt-le , Ne revenez jamais que je ne vous rappelle : Faites-vous un boniieur sous de nouveaux climats , Qu'aux lieux où je serais vous ne ti'ouveriez pas !

AADROXTC.

Est-il temps? ce bonheur, dont vous flattez moname . Hclas! en vous perdant, je Tai perdu , madame ; Et je n'en connais plus où je puisse aspirer ; Cette perte est un coup qu'on ne peit re'parer. Si quelque soin encore occupe toon courage, C'est de faire rougir le destin qui m'outrage ; D'apprendre à l'univers, par quelque illustreeffort ,. Qu'un cœur comme le mien me'rife un autre sort 5 Et, payant de mon sang ma première victoire , D'ëlever de mes maux un trophée à ma gloire. Vous, cependant, madame , oubliez mes malheurs • Et , tandis que , nourri de soupirs et de pleurs, jMes déplorables Jours vont courir à leur terme, Régnez , et —

Crovez-vous ma constance si ferme ?

Ce reproche , cruel plus que tous \os regrets, Etonne mon courage et confond mes projets. Ah! prince , pensez-vous qu'inseu'jibe , inhumaine, IMes yevix, sans s'émouvoir, regardent votre peine; Que , pendant les horreurs d'un exil rigoureux , Vous soyez seul à plaindre, et le seul malheureux?.. jMais, que dis-je?où m'entraîne une force inconnue?.. Ah! pourquoi venez-vous chercher encor ma vue? Partez, prince : c'est trop prolonger vos adieux.

EUDOXE

Ah ! madame, je vois l'empereur en ces lieux.

24 AïXDROjVIC.

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