‹ Théâtre de CampistronChapitre 17 sur 302 · ANJjKUMC · texte numérisé non relu

ANJjKUMC

Que qui vous aime un jour, doit toujours vous airjer^ Peut-être oseraient-ils souj»conner liin et laulre... Sauvons de leur soupçon et ma gloire et ia vôtre. Je cherche à m''c'ioigner : vous , pressez Tcmpereur D'accorder à mes vœux cette unique faveur. Heureux si , par vos soins , mon attente est remplie î J'irai des révoltes apaiser la furie :

Ils me veulent pour chef, et je ne doute pas Que je ne sois bientôt maître dans leurs états • Qu'au gré de mes désirs leur valeur toujours prête, Ils n'entreprennent tout , si je marche à leur tête. Je viens donc vous ofî'rir leurs armes , mon pouvoir. Le ciel qui me condamne à ne jamais vous voir . Qui me fait étoufler une flamme .si belle , jN'e saurait , pour le moins, s'oiTeucer de mon zèle : S'il défend à mon cœur des seniimcns trop doux . Il permet à mon bras de combattre pour vous ■ Et si jamais ce bras vous était nécessaire , Ou pour aller servir l'empereur votre père, Ou pour faire périr , ou chasser de ces lieux Ceux de qui la pi'ésence a pu blesser vos yeux , Appelez-moi , madame , et je pourrai tout faire : Je ne veux que la gloire ou la mort pour salaire ^ A vous donner mon sang je borne mon bonheur , Puisqu'il m'est défendu de vous donner mon creur.

En vain vous me flattez de ces fameux services- Mes vœux n'aspirent point à ces grands sacrifices : Quand vous aurez quitté ce funeste séjour , Qu'aurai-je à craindre encor , prince , dans cette cour? Hélas ! j'y verrai tout avec indifférence. ]M'cxercer aux vertus dignes de ma naissance , Accoutumer mon cœur , trop souvent mutiné , A chérir un époux que le ciel m'a donné. Obéir à ses lois , ne songer qu'à lui plaire , JNIe sacrifier toute à mon devoir sévère , Soulager les sujets qui vivent sous ma loi j Voilà, jusqu'à la mort , quel sera mon emploi. •IJavoûrai cependant, et je le puis sans crime ,

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