‹ Théâtre de CampistronChapitre 186 sur 302 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

ESOPE, LÉARQUE, DORIS

léarque.

Doris ?

DOBIS.

^ïonsieur.

LÉARQrE.

Eh bien î ma fille est-elle sage ?

DORIS

Fort sage.

LÉARQUE.

Quefait-eUe?

Elle ronge son frein , Trouve le jour obscur , quoiqu'il soit fort serein, A votre volonté' tâche d'être rebelle , Et la plus sage fille en ferait autant qu'elle. Où diantre , je vous prie , est votre jugement?

lÉarque.

J'ai parlé, c'est assez , point de raisonnement. Monsieur lui fait honneur : dis encore le contraire.

DORIS

Moi? non ; mais c'est, je crois , tout ce qu'il lui peut faire

Monsieur a ses raisons, que je ne bl^me pas ; S'il aime ma maîtresse , il lui voit des appas ; MaisEuphrosine aussi n'est pas moins l'aisonnablc. Et monsieur qu'elle hait , est assez haïssable. Oest une vérité que je ne puis trahir. L'un a raison d'aimer, et l'autre de haïr. Voilà mon sentiment , puisqu'on veut qu'il éclate.

ÉSOPE

J'ai près de votre fille une bonne avocate ; Qu'en dites-vous ?

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