‹ Théâtre de CampistronChapitre 187 sur 302 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉARQUE, ÉSOPE.

LÉARQrE.

Sur ma parole ayez i'ame tranquille.

Je sais qu'à son devoir Euphrosine est docile. On l'arrache avec peine à son premier amant

ÉSOPE

L'aime-t-elle?

LÉARQUE.

Beaucoup.

ÉSOPE

Et lui ?

LÉARQUE.

Pareillement

ÉSOPE

Est-il jeune ?

îviche :

ACrE II, SCENE IV. 9t>

LÉARQrE.

A peu près de l'ige de ma fille.

ÉSOPE

LEARQUE.

Fort riche.

ÉSOPE

Noble ?

léarqce.

Oui , de bonne famille

ÉSOPE

Bien fait avec cela ?

tEARQCE.

Parfaitement bien fait.

ÉSOPE

Pourquoi trouvez-vous donc que fe sois mieux son fait? C'est changer un bon champ contre une terre en friche. Je ne suis , comme on sait , jeune , noble , ni riche. Pour bien fait , écoutez, je suis de bonne foi, D'abord qu'un enfant crie, on lui fait peur de moi. Qui vous peut obliger à l'effort que vous faites?

LÉARQUE.

Et comptez-vous pour rien la faveur où vous êtes? Beau-père d'un tel homme , et sûr de son crédit. Il n'est aucun espoir qui me soit interdit. J'ai pour vous préfe'rer de le'gitimes causes.

ÉSOPE

Fort bien. Ayez donc soin d'aplanir toutes choses.

LÉARQUE.

Je vais près de ma fille user de mon pouvoir.

ÉSOPE

Adieu. Qu'on fasse entrer ceux qui voudront me voir,

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