‹ Théâtre de CampistronChapitre 188 sur 302 · DEUX VIEILLARDS, ÉSOPE · texte numérisé non relu

DEUX VIEILLARDS, ÉSOPE

PREMIER VIEILLARD

Monseigneur. . .

ÉSOPE

Tout d'abord j'interromps cettephrase.

Too LES FABLES DESOPE.

Le mot de mouseigneur demande trop d'emphase :

Pour gens faits comme moi je Tabroge.

DEUXliiME VIEILLARD.

Monsieur, ^'otre ville demande un nouveau gouverneur.

ÉSOPE

Et la raison ?

PREMIER VIEILLARD

Le nôtre est devenu trop riche :

On ne peut tant gagner, à moins que Ton ne triche. Quand il vint s'établir dans son gouvernement, ïl avait pour cortège un laquais seulement, Et pour tout équipage une méchante rosse : INIaintenant six chevaux font rouler son carrosse. 11 serre le bouton quand on s'adi'esse à lui...

Passons. Tous ses pareils sont de même aujourd'hui. Henace-t-il , bat-il sans relâche ni trêve ?

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