‹ Théâtre de CampistronChapitre 227 sur 302 · DEUX COMÉDIENS, ÉSOPE · texte numérisé non relu

DEUX COMÉDIENS, ÉSOPE

LE PREMIER COMEDIEX.

Monsieur ( car par la ville on dit publiquement Que vous ne voulez pas qu'on vous traite autrement) , Choisis par notre corps , nous faisons nos délices De venir vous ofi'rir ses très-humbles services. Le soin de vos plaisirs conduit ici nos pas.

Ésope.

Eti'anger en ce lieu , je ne vous connais pas. Qu'êtes- vous , s'il vous plaît ? \ otre mine est si haute , Que peut-être en parlant ferais-je quelque faute.

LE DEUXIÈME COMÉdIEA.

Comédiens. Bientôt nous vous serons connus.

Ésope.

Come'diens ! Ho ! ho ! soyez les bien venus : Vous donnez des plaisirs dont je suis idolâtre. Hë bien ! qu'est-ce , messieurs ? comment va le the'âtre ? Combien , dans votre troupe , êtes-vous d'acteurs ?

LE PREMIER COMÉdIE>'.

Trop, Lorsque moins on y pense , il en vient au galop.

Ésope.

Tant mieux: à bien jouer le grand nombre s'excite.

LE DEUXIÈME COMÉdIEX.

Tant pis : car plus on est , plus la part est petite.

ÉSOPE

La scène est plus remplie , et chacun prend des soins...

LE PREMIER COMÉdIEX.

La scène est plus remplie , et la bourse l'est moins. Pour peu qu'en ce métier on ait le vent en poupe , Quinze acteurs, bien choisis, font une bonne troupe :

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