‹ Théâtre de CampistronChapitre 230 sur 302 · ACTE V, SCE^E IV. i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCE^E IV. i

Il faut avoir le soin de l)ieTi cacher les vôtres, Et ne pas follement s'exposer à Tennui De montrer ses défauts en jouant ceux d 'autrui. Donnez-vous au pviblic force pièces nouvelles?

LE pr^EMiER comï:die>'.

Tous les mois.

Ésope.

Ou du moins qu'on fait passer pour telles. Depuis neuf ou dix ans , et cela n'est pas beau , Vos nou\eaute's , dit-on , n'ont plus rieji de nouveau. Qu''on annonce une pièce, on promet des mei'veilles Qui de chaque auditeur charmeront les oreilles ; Et quand , pendant un mois , on l'a prônée ainsi , Ou rencontre souvent ce qu'on va voir ici.

LA MOWTA.G^E QUI A.CCOUCHE.

Le bruit courut un jour qu'une haute moutagnf'

Dans une heure accoucherait :

Chacun se mit en campagne ,

Pour voir l'enfant qu'elle aurait.

Mais ce colosse affreux , dont l'orgueilleuse tête Allait jusques au ciel défier la tempête, Et de tous les passans rendait les yeux surpris , Trompant des spectateurs l'ardeur impatiente ,

Après une longue attente,

Accoucha d'une souris.

Vous ne pouvez nier, tout acteurs que vous êtes. Que ce que je dis là ne soit c<i que vous faites <^ui de vous, je vous prie, est le complimenteur^

LE PHEMIER COMEDIEN.

C"est moi, monsieur.

ESOPE

C'est vous?

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