‹ Théâtre de CampistronChapitre 231 sur 302 · LE PREMIER COMÉDIE · texte numérisé non relu

LE PREMIER COMÉDIE

Moi-même.

ÉSOPE

■F'i'go , menteur.

Celui qui fait l'annonce , et qui taille et qui coupe , Est ordinairement le menteur de la troupe. Il \:nit mieux louer raoins et ne pas tant mentir.

i5G LES FABLES D^ESOPE.

A vous voir , toutefois , je veu'S: bien consentir. 3îais, quand j'irai chez vous, jouez, s'il est possible. Ce que dans votie troupe on a de plus risible ; Pour me laisser douter , fait comme je me voi , Si Ton rit de la pièce , ou si Ton rit de moi. Il n'est point où je suis de trag;ique où Ton pleure. Jouez-vous tous les jours ?

LE DEUXIÈME COMÉdIE.V.

Oui, monsieur.

ÉSOPE

A quelle heui'e ?

LE DEUXIÈME COmÉDIEX.

Dans une heure, au plus tard, nois allons commencer.

Ésope.

Voilà le vrai moyen de ne pas m'annoncer. 3Ie55ieurs , pour aujourd'hui je retiens une loge.

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