‹ Théâtre de CampistronChapitre 245 sur 302 · V.t de tous vos pareils le trône est la patrie · texte numérisé non relu

V.t de tous vos pareils le trône est la patrie

Vous sciiez étrangère en uii degré plus bas,

LAÏS

L'amour seul du pays ne vous arrête pas :

Pour monter sur un trône il n'est rien qu"on ne quitte.

i^irlons juste : Cresus est d'un si haut meiite...

AhSl>OÉ.

Laïs !

laVs.

Serait-ce un mal qu'un si grand roi vous pli'lt? C'est un j^rince accompli, si jamais il en fut , Que dans tous ses projets accompagne la gloire, Et qui semble à sa suite enchaîner la vicloire. Le roi d'Argos est laid , celui d'Ephèse est vieux : ?>e dissimidons point , Cre'sus vous siérait mieux. Comme il est jeune et beau , vous êtes jeune et belle j Et vous seriez un couple à servir de modèle. Vous voyez que je songe à vous fixer ici.

ARSIXOÉ.

Eh î qui t'a commandé de t'expliquer ainsi?

LAÏS

Qwi'nd je puis obliger ma joie est assez grande

Pour n'atk'ndre jnmais que Ton me le commande.

Lui comblé de vertus , vous brillante d'appas ,

Cet hymen à tous deux ne vous déplairait pas.

(^uc pourriez-vous trouver, vous et lui, qui vous vaille? |

ÉSOPE

Je réponds du succts pour peu que j'y travaille, 'Madame: obligez-moi de me le commander. Votre gloi'e est d'un prix à ne point hasarder; J'.t je voii^ dois a=^sez yoiw oser vous promettre.

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