V.t de tous vos pareils le trône est la patrie
Vous sciiez étrangère en uii degré plus bas,
LAÏS
L'amour seul du pays ne vous arrête pas :
Pour monter sur un trône il n'est rien qu"on ne quitte.
i^irlons juste : Cresus est d'un si haut meiite...
AhSl>OÉ.
Laïs !
laVs.
Serait-ce un mal qu'un si grand roi vous pli'lt? C'est un j^rince accompli, si jamais il en fut , Que dans tous ses projets accompagne la gloire, Et qui semble à sa suite enchaîner la vicloire. Le roi d'Argos est laid , celui d'Ephèse est vieux : ?>e dissimidons point , Cre'sus vous siérait mieux. Comme il est jeune et beau , vous êtes jeune et belle j Et vous seriez un couple à servir de modèle. Vous voyez que je songe à vous fixer ici.
ARSIXOÉ.
Eh î qui t'a commandé de t'expliquer ainsi?
LAÏS
Qwi'nd je puis obliger ma joie est assez grande
Pour n'atk'ndre jnmais que Ton me le commande.
Lui comblé de vertus , vous brillante d'appas ,
Cet hymen à tous deux ne vous déplairait pas.
(^uc pourriez-vous trouver, vous et lui, qui vous vaille? |
ÉSOPE
Je réponds du succts pour peu que j'y travaille, 'Madame: obligez-moi de me le commander. Votre gloi'e est d'un prix à ne point hasarder; J'.t je voii^ dois a=^sez yoiw oser vous promettre.