ACTE III, SCENE II. jç
Ce favorable espoir peut-il m'être permis ?
lÉoivce.
Oui , seigneur ; tout est prêt : vous n'avez qu'à me
suivre.
Allons , que pour jamais la fuite vous délivre Des chagrins, des périls qui menacent vos jours: De nos peuples armés acceptez le secours ; Ils ne veulent que vous ^ à l'envi l'un de Vautre , Ils donneront leur sang pour défendre le vôtre. Brisez un joug fatal, et que vos premiers coups Attirent tous les yeux et tous les cœurs à vous.
ANDRONIC
IVon , ne balançons plus : par trop de violence On a poussé mon cœur , et lassé ma constance ; Ouvrons les yeux enfin trop long-temps abusés ^ Rendons à notre tour les maux qu'on m'a causés,