‹ Théâtre de CampistronChapitre 285 sur 302 · ÉSOPE , M. GRIFFET · texte numérisé non relu

ÉSOPE , M. GRIFFET

M. GRIFFET

Vous vovez un vieillard d'une assez boiine p4te 5 Qui va voir ses aïeux sans pourtart avoir hâte • Et qui souhaiterait être assez fortuné Pour voTis entretenir sans être détourne :

JBourfauit. ^tl

•i-2 ESOPE A LA COUR.

C est pour le bien public que je vous rends visite

j'îSOPK.

Ah 1 poui' le bien public il ncst rien qu'on ne quitte.

( Il lÀcas. ) lîolà i s'il vient quelqu'un , on ne me parle point :

( a 31. GriffeL. ) J'agirai de concert avec vous sur ce point. Allons d'aboid^u fait • ]>oint d'inutiles tcrnaes.

M. f.RlFFET.

On doit , le mois procbaiu , renouveler les fermes ;

Et si , par votre appui , j'y pouvais avoir part ,.

Jamais homme pour vous n'aurait eu plus d'e'gard.

Pour me voir élever à cette place exquise ,

Je me crois le mérite et la vertu requise ;

Il ne me manque rien qu'un patron obligeant.

ÉSOPE

Et quelle est la vertu d'un fermier .■'

AI. GRIFFET

De l'argent :

Il ne fait point de cas des vertus inutiles , Des soins infructueux , et des veilles stéi-iles. D'une voix unanime et d'un commun accord . Les vertus d'un fermier sont dans sou cofirc-fort^ Et son zèle est si grand j>our àvs vertus si belles, Qu'il en veut tous les jours acquérir de nouvelle--. Le vertu toute nue a Tf'ir trop indigent ; Et c'est n'en point avoir que n'avoir point d'argent.

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