ÉSOPE , M. GRIFFET
M. GRIFFET
Vous vovez un vieillard d'une assez boiine p4te 5 Qui va voir ses aïeux sans pourtart avoir hâte • Et qui souhaiterait être assez fortuné Pour voTis entretenir sans être détourne :
JBourfauit. ^tl
•i-2 ESOPE A LA COUR.
C est pour le bien public que je vous rends visite
j'îSOPK.
Ah 1 poui' le bien public il ncst rien qu'on ne quitte.
( Il lÀcas. ) lîolà i s'il vient quelqu'un , on ne me parle point :
( a 31. GriffeL. ) J'agirai de concert avec vous sur ce point. Allons d'aboid^u fait • ]>oint d'inutiles tcrnaes.
M. f.RlFFET.
On doit , le mois procbaiu , renouveler les fermes ;
Et si , par votre appui , j'y pouvais avoir part ,.
Jamais homme pour vous n'aurait eu plus d'e'gard.
Pour me voir élever à cette place exquise ,
Je me crois le mérite et la vertu requise ;
Il ne me manque rien qu'un patron obligeant.
ÉSOPE
Et quelle est la vertu d'un fermier .■'
AI. GRIFFET
De l'argent :
Il ne fait point de cas des vertus inutiles , Des soins infructueux , et des veilles stéi-iles. D'une voix unanime et d'un commun accord . Les vertus d'un fermier sont dans sou cofirc-fort^ Et son zèle est si grand j>our àvs vertus si belles, Qu'il en veut tous les jours acquérir de nouvelle--. Le vertu toute nue a Tf'ir trop indigent ; Et c'est n'en point avoir que n'avoir point d'argent.