‹ Théâtre de CampistronChapitre 29 sur 302 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ATs'DROiXIC, MARTIAN.

MARTIÀ?î.

C'en est donc fait , seigneur ; et , malgré ma prière , Vous suivez les transports d'une aveugle colère! Il n'est rien désormais qui vous puisse arrêter! Dans quels affreux périls vous courez vous jeter î Ignorez- vous l'abîme où ce départ vous mène ? J'en frémis... Vous cherchez une perte certaine. Non , l'empereur en vous ne verra plus son tils , Et vous êtes perdu si vous êtes surpris. Ne calmerez-vou3 point cette ardeur indiscrète?

ANDROMC.

Ah , cruel î oses-tu condamner ma retraite ? Laisse , laisse-moi fuir. Est-il quelque séjour Plus à craindre pour moi que cette affreuse cour? Je sais dans mon projet quel malheur je m'apprête , Qu'à m' éloigner sans ordre il y va de ma tête , Qu'aujourd'hui découvert je périrai demain , Que mon sang , que l'état me défendront en vain ^ Mais mon destin le veut : il faut que j'obéisse.

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