ACTE IV , SCENE V
Vous aviez l'œil à tout jusqu'à la moindre rente j
Et vous faisiez , quant au surplus ,
I^'atiaire la moins importante
De <ielle qui l'était le plus.
Allez pour jamais , mise'rable , Pleurer d'un temps si cher l'usage si fatal. IXe m'avoûrcz-vous pas t[ue pour un jeune diable
Il ne raisonnait pas trop mal ?
Examinons un peu , vous et moi , quel usage Vous avez fait du temps pendant un si grand âge. Vos quatre-vingt-deux ans contienuent dans leur cour^ Le nombre (ou peu s'en faut) de trente mille jours j Et de ces jours; usés pour bien finir le terme , Prêt d'entrer au tomljeau vous entrez dans la ferme ! Et pourquoi pour du bien vt)us donner tant de soin , Vous qui dans quatre jouis n'en aurez plus besoin ? Pour vous ouvrir les yeux j'ai dit ce qu'on peut dire. Adieu. Quoique ma fable ait su vous faire rire, Faites réflexion , en homme prévoyant, Que c'est la vérité que je dis en riant.
FIX nu QUATRljiME ACTE-