‹ Théâtre de CampistronChapitre 3 sur 302 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LÉOT^, MARCÈIS'E.

beigneur, puis-je prétendre l^iravec tranquillité vous daignerez m'entendra. Et que, de vos soupçons interrompant It cours , Vous pourrez sans contrainte écouter mes discours ?

MAUCÈXE.

"1 Je n-e puis von? celer ma surprise secrète j

IMais, dans quelque embarras où ce discours me jette, Parlez 5 ne craignez rien en vous ouvrant à moi : Je le jure , seigneur , fîez-vous à ma foi.

LÉOX.

Il suffît ; ce serment a dissipé ma crainte , Et je vais m'expliquer sans détour et sans feinte. Depuis plus de vingt ans , vous le savez, seigneur , TS'ous couduisons tous deux Vesprit de Tempercur ■ Il partage entre nous son cœur et sa puissance , Et nous dictons toujours les ordres qu'il dispense. Du rang que vous tenez , confus , désespéré , Pour vous en dépouiller , j'ai cent fois conspiré :, Et vous , que contre moi poussait la même envie. Vous avez attaqué ma faveur et ma "\ie.

. .Te ne craignais que vous , vous ne craigiiiez que mot; Et , puisqu'il faut ici parler de bonne foi , C'était avec raison que, jaloux Tun de Vautre ,

. Vous craigniez mon pouvoir^ que je crrâgnaisle votre . Puisque chacun de nous estimant son rival , Tremblait qu'à sa fortune il ne dcvînl fatal j Persuadés tous deux, en voulant nous détruire, Qu'un de nous suffisait pour gouverner l'empire. vSouvent nos démêles étant pris de finir.

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