‹ Théâtre de CampistronChapitre 43 sur 302 · ACTE IV, SCÈINE XI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈINE XI

t^e ne puis-fe douter de ton ingratitude ! S'il m'en restait encor la moindre incertitude. Bientôt en ta faveur je saurais m'abuser, Et je te défendrais, au lieu de faccuscr. Mais de ta propre main j'ai vu le seing parjure , Etmes yeux, dans mon cœur, font taire la nature A quoi tendaient enfin ces perfides tî'aites, Ces asiles ollerts, ces secours acceptes , Ces sermens mutuels , cette coupable ligue? Qu'au trône, où dès long-temps un père te fatigue?" Reporids-moi , si tu peux. As-tu quelques raisons? Ou plutôt sont-ce là toutes tes traiiisohs? Parle. Ton embaiTàs suffit pour te confondre.

AlVDROXIC.

Non, seigneur; je ne puis, on n'ose vous repondre.... Je suis moins criminel que je ne le parais , Et vous ne savez pas encor tous D»es secrets.

COLLOJEAN.

Quoi?...

ANDROKIC.

De vos favoris la faroliche conduite ^ ' ' ' Pourrait justifier le dessein de ma fuite': * .' n^oTi<^, Sous le joug importun de leurs sévères lois,' --'f '^^ Les cœurs les plus soumis murmurent quelquefois 5'^- Et l'on doit imputer, dans un jeune courage, ' - u. .'^ De tels ègaremens aux faiblesses de l'âge :' -' n aniil Mais je ne veux devoir ma défense qu'à von^iJi b iuO (se jetant à ses pieds. ) ' Af'nn'nT

Souffrez que je me jette encore à vos genoux :'î ^' '^^i^ Votre arae en ma faveur n'est-elle point èmué^"' ■' '-^^•• Quoi ! loin de m'écouter , vous détournez la vite-;'' Votre cœur se refuse aux tendres monvemensJ-> J^' '^ Qui devraient le saisir dans ces tiùstes momens^' ' Regardez-moi, seigneur, avec des yeux de père... Mais , hélas ! je ne fais qu'aigrir votre colère.

COLLOJEAW. ' iiVvii. ».

Prince , n'avez-vous rien à me dire de plu? ? ^^ "-^^ ">' »

A^'DRO]VIC , se releffint. ■ ■* '^'| finit

IN'on ; dea avoir tant dit je sui* même Gottftttt;'! at i i

i\ ANDRONIC.

Ahl ce n'est point riiorreur du coup cjni me menace

Oui m'a fait i.nen'lier une honteuse grtice ;

Et mon cœur, en effet , n'attendait pas de vous ,

Après tant de rigueurs, un traitement plus doux :

Je sais trop que pour moi vous êtes insensible ;

y.t la mort à mes yeux n'ofTre rien de terrible.

Si Ton ne m''eùt contraint à cet indigne effort...

COLLOJEAN.

C'est assez , je t'entends.

A.VPROMC.

Ordonnez de mon sort HiUez le coup fatal d'une lente justice : La vie est désormais mon plus cruel supplice: ÎA. je mourrais bientôt de honte et de regret De m'ètre à vos genoux abaisse sans eïïct.

( Il son. )

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