‹ Théâtre de CampistronChapitre 44 sur 302 · COL LO JEAN · texte numérisé non relu

COL LO JEAN

O ciel ' jusqu'où l'emporte une aveugle insolence î

Cest trop en sa faveur me faire violence...

Si l'on ne l'eût contraint à <?et indigne effort ,

Dit-il... Ah I ce mot seul décide de sa mort j

Je suis trop eclairci : l'impératrice l'aime...

IVon , non ; ce ne peut être une autre qu'elle- même.

Irène a fait tracer cet odieux écrit

Qui d'un trouble fatal a rempli mon esprit;

Tremblante pour ses jours , à tous mes vœux coutrair»;

Elle a tout hasarde pour ce fils téméraire :

Je n'en puis ]lus douter ; le traître s'est trahi.

A d'antres lai3 enfin aurait-il obëi?

Et , n eût ète Ve.-jioir de plaire à et- qu'il aime ,

Se fût- il jamais fait cet effort sur lui-même •*

De ([uel air l'insolent s'est-il jiumiiié ?

11 excitait, ma haine , ai* lieu de n^a piti*;.! -. . . ,

J'ai vu , jusqu'à mes pieds , ce superbe courage

De ses respects forc45 désavouer rhommi^ge';

Il nu pu soutenir ua repentir trompeur .

Et sa boiicîic- a tiahi ia fierte'dc sou ctï-ur ;

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