ACTE IV, SCEIS'E XII
Dans quel temps ? Au moment que , malgré ma colère ,
Le traîtie me faisait sentir que j'e'tais père,
Que toute ma fureur m'allait abandonner î
Que sais-je ? quand mon cœur eût pu lui pardonner î
Que cette lettre entre eux marque d'intelligence!
\ ous n'abuserez plus de mon trop d'indulgence,
Traîtres!.. Mais par fjuel charme ont-ils pu m'ëblouir?
(Jomment ont- ils osé songer à me trahir ,
Moi , qui , par tant de soins et de persévérance ,
De pénétrer les cœurs possède la science j
Qui , par Tartque j'emploie à cacher mes projets ,
Cjonnais tous les chemins , tous les détours secrets j
Qui , par ma politique , et mon adresse à feindre ,
Force tous les voisins, tous les rois à me craindre ?
Dans mon propre palais , au milieu de ma covir.
Je me vois le jouet d'un téméraire amour !
Deux })eriîdes sans art et sans expérience,
Aveuglant ma raison et trompant ma prudence.
Démentent, par des feux mortels à mon honneur.
Tout ce que l'univers publie en ma faveur !...
Hélas ! ils m'abusaient sans peine et sans étude j
Je n'avais , de leur part , aucune inquiétude :
jM<in cœur de noirs soupçons n'était point combattu ,
Et dormait sur la foi de leur fausse vertu...
O malheureux époux î ô déplorable père !
()ù dois-tu t'arrèter i' où porter ta colère?...
Teur juste châtiment ne peut être trop prompt;
Dans leur perfide sang étouffons cet affront :
?>îais surtout ménageons leur mort avec prudence ^
Par des chemins divers achevons ma vengeance j
Piévenons pour ma gloire un dangereux éclat;
tJondamnons Andronic en criminel d'état...
i'ar un effort secret perdous l'impératrice, -
Et cachons à la fois son crime et son supplice,
Fl\ OU OUATmilME ACTE-
46 Ars'DRO\lC.
/»V% \V% \«^ %«% \'«« \«% \«« IV» IX* »V% »X» ^V» VV»%1» \»% «X«l\%l%«.%\«»V^