SCÈNE PREMIÈRE
DUBOIS , et peu après DORANTE.
Vj'est assez , ce'me semble , estimer mes paroles Ç^'-xe d'en fixer le prix à quatre cents pistoles.
Quel métier que celui de servir un amant ! On a fort peu de peine et beaucoup d'agrément. Que ne Tai-jc suivi dès ma tendre jeunesse ! Je renonce au palais qui m'occupait sans cesse 5 Je ne veux de mes jours voir j^relle ni procès... Mais nos soins seront-ils suivis d'un bon succès? Le chagrin de monsieur à toute heure s'augmente. Peut-être...
DORA^TE, a part.
Quel effort faudra-t-il que je tente ?
DLTîois , h part.
Je l'entends... Qua-t-il dit? Qu'il paraît agÉJs î
DoRAxTE , h part.
Déplorable embarras ! fatale extrémité'!
Ciel, daigne me montrer ce qu'il faut que jcffesse... Hëlas!
DUBOTs , a part.
Qu'il vient de faire une étrange grimace ! Que l'état de son cœur est bien peint dan> ses yeux ! Il ne voit rien; il croit être seul en ces lieux. Mais...
DOKAXTE.
^Ah! c'est toi, Dubois?
• ^' ' DUEOTS.
Oui, monsieur j c'est moi-même , Qui sens, je vous le jure , une douleur extrême, Quand je vous vois en proie à ces mortels ennuis.
UORASTE , a part. Dois-je lui confier le désordre où je suis ?
nuBbîs.
Je n'ose pénétrer quel en est le mystère.
DORANTE, a part.
Oui, parlons; mon tourment se redouble à le taire : Il est prudent , discret, feime eu mes intérêts...
( a Dubois. ) Tu me crois donc en proie à des chagrins secrets .*
Voudriez- vous, monsieur, dissimuler encore !^