‹ Théâtre de CampistronChapitre 88 sur 302 · SCÈNE IL DORAiNTE, BABET · texte numérisé non relu

SCÈNE IL DORAiNTE, BABET

BABET , h part.

Je vais le régaler d'un plat de mon métier, Et comt^ un ennemi le traiter sans quartier ; Il se repentira de Tessai qu'il Aeut faire.

DORANTE, a part. Ne vaudrait-il pas mieux ignorer ce mvsttre ? iNon , cela ne se peut.

BABET

Que vous plaît-il , monsicui

DORAWTE.

Babct , je suis ravi que vous serviez ma sœur. J'ai toujours protégé toute votre famille , Et vous êtes , dit-on , une fort bonne fille, Sage, de bonnes mœurs , et d'un esprit fort doux : Aussi je veux bientôt faire beaucoup pour vous ; Et , sans vouslaisser perdre un jour d'un si bel âge . Fixer votre bonheur par un bon maiiage.

BABET

Vous vous moquez , monsieur ; cela n'est pas presse.

DORAIVTE.

Un pareil jour jamais ne fut trop avance.

BABET

Vous pouvez de ce soin vous épargner la peine.

DORANTE

Suffit. D'où venez- vous de souper?

BABET

De Suréne.

DORANTE

.S'esi-on bien diverti ?

BABET

Fort bien assure'ment,

Et l'on s'est promené long-temps, apparemment?

BALFT.

Oui . fort lopg-tcmps.

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