‹ Théâtre de CampistronChapitre 91 sur 302 · JUSTINE, BABET · texte numérisé non relu

JUSTINE, BABET

BABET

Ma foi ! tout à propos vous venez en ces lieux. Peste soit des jaloux et de la jalousie !

jrSTINE.

Les hommes sont sujets à cette f^iutaisie.

Ils ont beau le cacher dans le fond de leur cœur,

Ce mal les tient toujours. T>ar exemple , monsieur...

Mais qu'en avez-vous fait ?

BABET

Ce que j'en devais faire , Et ses soins curieux ont reçu leur salaire. Allez, je l'ai mené par un fort bon chemin ; Et s'il n'est pas content, je l'attends à demain.

JUSTINE

Mais aux intéressés il serait temps d'apprendre

Par quels moyens monsieur a voulu vous surprendre- Allez leur raconter votre entretien-

BABET

J'y cours.

{Elle sort.) JUSTINE , seule.

Cette fille et ses soins nous sont d'un grand secours. ]Nos amans ont beau jeu • j'en réponds sur ma tête : Bientôt de leur hymen nous allons voir la fête. Puisque monsieur chancelle , il le faut accabler. jMais Eraste est un sot à qui je veux parler ; Il suffit de lui seul pour gâter notre affaire.... Le voici.

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