JUSTINE, BABET
BABET
Ma foi ! tout à propos vous venez en ces lieux. Peste soit des jaloux et de la jalousie !
jrSTINE.
Les hommes sont sujets à cette f^iutaisie.
Ils ont beau le cacher dans le fond de leur cœur,
Ce mal les tient toujours. T>ar exemple , monsieur...
Mais qu'en avez-vous fait ?
BABET
Ce que j'en devais faire , Et ses soins curieux ont reçu leur salaire. Allez, je l'ai mené par un fort bon chemin ; Et s'il n'est pas content, je l'attends à demain.
JUSTINE
Mais aux intéressés il serait temps d'apprendre
Par quels moyens monsieur a voulu vous surprendre- Allez leur raconter votre entretien-
BABET
J'y cours.
{Elle sort.) JUSTINE , seule.
Cette fille et ses soins nous sont d'un grand secours. ]Nos amans ont beau jeu • j'en réponds sur ma tête : Bientôt de leur hymen nous allons voir la fête. Puisque monsieur chancelle , il le faut accabler. jMais Eraste est un sot à qui je veux parler ; Il suffit de lui seul pour gâter notre affaire.... Le voici.